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Ces petites tuméfactions sont parfois
remplies d'un liquide clair.
D'origine articulaires, ces tumeurs accompagnent
les articulations arthrosiques ou qui vont le devenir.
Elles peuvent se rompre spontanément
(fistulisation), entraînant une infection de l'articulation
et parfois de l'os (ostéoarthrite).
En savoir plus
sur l'anatomie de la main:
Description des doigts, muscles et os de la main
Shémas de la main
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Les
kystes mucoïdes des doigts |
English |
Il s'agit de petites tuméfactions,
toujours
bénignes, siégeant
autour de la dernière articulation des doigts (près
de l'ongle).
Lorsqu'elles compriment la matrice
de l'ongle, elles peuvent entraîner une déformation
qui ne disparaîtra pas toujours après le traitement.
Le traitement est variable:
Pour les petits
kystes récents, sans déformation de l'ongle, une
simple surveillance est possible. Les ponctions peuvent fragiliser
la peau et faire courir un risque d'infection.
Les kystes volumineux,
fistulisés, ou accompagnés d'une déformation
de l'ongle peuvent être traités chirurgicalement.
L'intervention consiste à enlever le kyste et la peau
qui le recouvre, puis à couvrir la perte de substance
par une greffe de peau prélevée sur la main ou
l'avant-bras, ou par de la peau du doigt qui est décollée
et tournée au dessus du kyste (lambeau). On enlève
souvent les saillies osseuses et c'est parfois le seul geste
si l'arthrose est modérée.
En cas d'arthrose
majeure et douloureuse accompagnant un kyste, un blocage de l'articulation
(arthrodèse) peut être nécessaire car l'excision
isolée du kyste ne suffit pas à éliminer
les douleurs. Ce blocage a peu de conséquences fonctionnelles
quand il est indiqué pour des articulations déjà
détruites. Le ramassage des petits objets (épingles)
est la principale difficulté rencontrée après
une arthrodèse.
La chirurgie est généralement
ambulatoire (sortie dans la journée), sous anesthésie
locale ou loco-régionale
(seul votre bras ou votre doigt sont endormis).
Des complications sont toujours
possibles :
La plus fréquente
est la récidive du kyste. Sa fréquence est variable.
L'utilisation d'une greffe de peau ou d'un lambeau pour couvrir
la zone du kyste diminue sensiblement le taux de récidive
postopératoire.
Les difficultés
de cicatrisation, voire la mort de la greffe ou du lambeau (nécrose)
sont rares. Le fait de fumer semble favoriser ces complications.
L'infection locale
est un risque, surtout dans les kystes qui se sont déjà
percés ou qui ont eu de nombreux traitement locaux. La
prise d'antibiotiques est parfois nécessaire pour les
éviter. En cas d'infection, une nouvelle intervention
peut être nécessaire.
L'enraidissement
de l'articulation est plus le fait de l'arthrose que de l'opération,
de même que les douleurs de la région opérée.
Néanmoins, comme pour tous les tissus, la cicatrice sera
épaisse, rouge et parfois sensible pendant plusieurs semaines.
Une main gonflée,
douloureuse, avec transpiration puis raideur (Algodystrophie).
L'évolution est traînante, sur plusieurs mois ou
années. Des séquelles sont possibles (douleurs
résiduelles, une certaine raideur des doigts et/ou du
poignet, parfois même de l'épaule)
Votre chirurgien est le mieux
placé pour répondre à toutes les questions
que vous vous poseriez avant et après votre intervention.
N'hésitez pas à
lui en parler.
Les
autres pathologies de la main et du poignet Kyste
synovial - L'algodystrophie
- Le syndrome du canal carpien
- La maladie de Dupuytren
- Les tendinites
de la main et du poignet - La
maladie de "de Quervain" - Doigts
à Ressaut - La
Rhizarthrose
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