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La libération endoscopique du canal carpien
Voir aussi:
Article du Dr Bouloudhnine sur la plaque Alians , qu'il a mise au point
et développée. Cette nouvelle plaque permet aux
personnes âgées opérées d'une fracture
du poignet de retourner beaucoup plus rapidement à leurs
activités quotidiennes.
Publications
scientifiques
du Docteur Bouloudhnine
Communications
orales scientifiques
du Docteur Bouloudhnine
Le syndrome du canal carpien est le plus fréquent des
syndromes canalaires au membre supérieur.
Il est dû à la compression du nerf médian
dans le conduit ostéo-fibreux que constitue le canal carpien.
Anatomie
Le canal carpien est un conduit inextensible, situé à
la partie proximale de la région palmaire du poignet.
Son plancher est formé par une gouttière osseuse
constituée par le squelette du carpe. Cette gouttière
est fermée à sa partie superficielle par un toit
fibreux, le ligament annulaire antérieur du carpe (L.A.A.C).
A l'intérieur de ce conduit cheminent neuf tendons fléchisseurs
des doigts et le nerf médian.
Figure 1 : anatomie du canal carpien en coupe transversale
A ce niveau, le nerf médian a une fonction mixte, sensitive
et motrice. Il assure la sensibilité de la moitié
radiale de la paume de la main, de la face palmaire du pouce,
de l'index, du majeur et de la moitié radiale de l'annulaire.
Il assure aussi la sensibilité de la face dorsale des
deuxièmes et troisièmes phalanges de l'index, du
majeur, et de la moitié radiale de l'annulaire. Le médian
est responsable de l'innervation motrice des muscles thénariens
externes (court abducteur, opposant et faisceau superficiel du
court fléchisseur du pouce), permettant les mouvements
d'opposition du pouce.
Figure 2 : sensibilité des 3 premiers doigts et de la
moitié du 4e
Physiopathologie
Le syndrome du canal carpien traduit les effets sur le nerf médian
d'une augmentation de la pression à l'intérieur
du canal carpien. Cette élévation de pression est
due à une inadéquation entre le volume du contenant
et celui du contenu.
Dans la plupart des cas, la cause est une augmentation du volume
du contenu intracanalaire. Ainsi, dans la forme la plus fréquente
dite " idiopathique " on incrimine des phénomènes
de stase veineuse et une ténosynovite non spécifique
retrouvée chez la femme autour de l'age de la ménopause.
D'autres étiologies sont plus rarement retrouvées
:
- insertion basse des corps musculaires des fléchisseurs
des doigts,
- synovite de la polyarthrite rhumatoïde,
- tumeurs intracanalaires (kystes synoviaux, angiomes, tumeurs
nerveuses)
- infiltration tissulaire d'origine endocrinienne ou métabolique
: (hypothyroidie, diabète, insuffisant rénal dialysé,
grossesse).
Dans d'autres cas plus rares, c'est une modification du contenant
ostéo-fibreux qui réduit le volume du canal carpien
et entraîne une augmentation de la pression intracanalaire.
C'est le cas des formes secondaires à une fracture ou
une luxation du poignet.
Conséquence de la compression :
Le nerf médian réagit à cette compression
par une altération de ses fonctions sensitives voire motrices
si la compression est sévère ou prolongée.
Au maximum, les lésions du nerf peuvent être définitives,
ne régressant pas malgré la décompression
du nerf.
Diagnostic
Les symptômes habituels sont des paresthésies à
type de fourmillements ou de picotements dans le territoire sensitif
du nerf médian. Les signes peuvent cependant n'intéresser
qu'une partie de ce territoire, ou au contraire le dépasser
pour toucher le cinquième doigt ou la face antérieure
de l'avant-bras. Les symptômes sont souvent bilatéraux,
fréquemment majorés par l'effort et présentent
surtout une recrudescence nocturne, réveillant le patient
plusieurs fois dans la nuit. A un stade plus avancé apparaît
une sensation de maladresse de la main voire une faiblesse des
prises.
L'examen clinique recherche l'apparition des paresthésies
provoquées par des manuvres de flexion (test de
Phalen) ou de compression prolongée du poignet.
Il pourra, dans certains cas, noter l'existence d'une hypertrophie
de la gaine synoviale des fléchisseurs. L'étude
de la discrimination sensitive recherche une hypoesthésie
pulpaire, témoin d'une compression sévère
au test de Dellon.
Figure 3 : recherche de trouble de la sensibilité discriminative
(test de Dellon)
L'examen doit apprécier l'existence d'une éventuelle
atrophie des muscles thénariens.
Enfin, on pratiquera un examen complet du membre à la
recherche d'un autre site de compression du nerf médian
( double Crusch syndrome), ou de la compression associée
d'un autre tronc nerveux (par ex : nerf cubital au coude).
Les examens complémentaires sont indiqués en fonction
du contexte clinique. Des antécédents de traumatisme
ou de pathologie ostéo-articulaire feront proposer un
bilan radiographique comportant des clichés du poignet
de face et de profil et une incidence du canal carpien. En fonction
de ses résultats, ce bilan pourra être complété
par un scanner du poignet.
L'électromyogramme (EMG), avec étude des vitesses
de conduction nerveuse a une importance fondamentale et doit,
à notre avis, être systématique. En effet,
même si le diagnostic peut dans la plupart des cas être
posé dès l'interrogatoire et l'examen clinique,
seul l'EMG permet de quantifier le degré de compression
nerveuse, son retentissement sur les muscles thénariens
externes et de guider les indications thérapeutiques.
Son intérêt médico-légal en fait un
test indispensable avant la chirurgie.
Traitement
Le traitement du syndrome du canal carpien peut être médical
ou chirurgical
Le traitement médical
Il vise à diminuer l'inflammation du contenu du canal
carpien soit par traitement anti-inflammatoire non stéroïdien
par voie générale, soit par des infiltrations de
corticoïde. Leur efficacité est améliorée
par l'association au port d'orthèses nocturnes. 3 infiltrations
semblent un maximum à ne pas dépasser pour éviter
l'atrophie et la fragilisation des tendons autour du nerf
Le traitement chirurgical
Ses indications sont larges : il doit être proposé
en première intention dans les formes sévères.
Dans les formes modérées, il est indiqué
en cas de résistance au traitement médical, ou
de refus de celui-ci par le patient.
L'intervention se déroule sous anesthésie loco-régionale,
en chirurgie ambulatoire. L'efficacité en est immédiate
sur les douleurs et les paresthésies. La récupération
d'éventuels déficits sensitifs ou moteurs peut
demander quelques semaines (en cas de compression majeures des
séquelles définitives sont possibles). La durée
habituelle d'arrêt de travail est de deux à trois
semaines. .
Deux techniques chirurgicales sont employées aujourd'hui
:
La technique classique à ciel ouvert consiste à
ouvrir le ligament annulaire antérieur par une incision
située dans la paume de la main. Très rarement
et en fonction de l'étiologie, le chirurgien peut être
amené à faire des gestes complémentaires
(osseux ou synovial). Les suites opératoires sont marquées
par des douleurs sur la cicatrice, des douleurs palmaires à
la torsion et une baisse de la force. Ces signes peuvent persister
3 à 6 mois. L'utilisation de la main opérée
est difficile pendant les 2 à 3 premières semaines.
Un arrêt de travail est généralement prescrit
pour une période allant de 4 à 8 semaines en fonction
de l'activité.
La technique endoscopique à une voie d'abord, plus récente
(1990 Dr AGEE), permet de pratiquer l'ouverture du ligament annulaire
antérieur par une courte incision (1 cm) dans le pli de
flexion du poignet.
Elle a ma préférence.
L'absence de cicatrice palmaire permet au patient d'utiliser
sa main dès le lendemain de l'intervention.
Technique endoscopique.
Après repérage du petit palmaire et du paquet vasculaire
cubital, la voie d'abord pour l'introduction de l'endoscope est
effectuée par une petite incision cutanée transversale
dans le pli de flexion proximal du poignet, juste en dedans du
petit palmaire, s'étendant transversalement sur un centimètre.
Figure 4: repérage cutané de l'incision
L'aponévrose antebrachiale est incisée dans le
même sens et une rugine mousse est introduite prudemment
dans le canal sous le ligament annulaire en restant bien à
son contact pour préparer le trajet de l'endoscope.
Les dilatateurs mousses préparent le trajet de l'endoscope
qui est introduit sans effort dans le canal dans l'axe du 4e
doigt, en mettant le poignet en légère dorsiflexion.
Le passage est parfois un peu " difficile. L'endoscope est
relié à une caméra et à une source
de lumière froide.
Figure 5: matériel en place
Le ligament annulaire antérieur du carpe formant le plafond
du canal carpien est en général parfaitement visible
avec ses fibres s'étendant transversalement, bien que
parfois recouvert de synoviale. Son bord distal est repéré.
On apprécie le contenu du canal, en particulier la synoviale,
le nerf médian qui est refoulé en dehors par la
gaine de l'endoscope, les tendons fléchisseurs et parfois
l'arcade palmaire superficielle.
Figure 6: visualisation parfaite de la face profonde du ligament
Une éventuelle anomalie anatomique est recherchée,
et on élimine par mobilisation des doigts toute interposition
vasculaire, nerveuse ou tendineuse entre l'endoscope et le ligament.
Une fois le ligament parfaitement visualisé, on peut amorcer
sa section rétrograde en actionnant l'appareil comme un
pistolet qui permet de faire sortir une lame tranchante au bout.
Figure 7: section rétrograde du ligament sous contrôle
de la vue ( on visualise le nerf médian à gauche)
On vérifie de visu que la section a été
complète en s'assurant que rien ne tende entre les deux
berges du L.A.A.
Après retrait du scope, une éventuelle hémostase
par compression est effectuée.
La fermeture cutanée est faite par un surjet. Un pansement
légèrement compressif est mis en place sans aucune
immobilisation.
Figure 8: pansement simple et mobilisation immédiate
Evolution habituelle après la chirurgie
Le patient est revu le lendemain ; un simple petit pansement
collant est mis en place ; on l'encourage à mobiliser
ses doigts immédiatement sans forcer pendant 3 semaines.
Il n'y pas de pansement à faire ni de rééducation
à envisager.
Il est normal d'avoir un peu mal la première journée
après l'intervention. Ces douleurs disparaissent en prenant
un antalgique banal .
La douleur de l'intervention disparaît en 1 à 2
jours.
En cas de travail manuel, un arrêt de travail de 2 à
3 semaines est habituel.
La région palmaire, la base du pouce et du 5e doigt restent
sensibles à la pression pendant 1 à 2 mois. La
force et la sensibilité complète récupèrent
en fonction de leur degré d'altération pré-opératoire.
CONCLUSION
Le syndrome du canal carpien est une pathologie très fréquente.
Il s'agit le plus souvent d'une femme de la cinquantaine ayant
des " fourmis " nocturnes dans les trois premiers doigts.
L'électromyogramme confirme le diagnostic et indique sa
gravité.
La chirurgie a évolué ces dernières années
vers l'endoscopie qui permet, à résultat équivalent,
des suites plus simples que la technique classique à ciel
ouvert.
L'avantage majeur de cette technique endoscopique est la récupération
plus rapide de la fonction de la main. Elle nécessite
en revanche une formation spécifique et une bonne expérience
du chirurgien. |
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La
libération endoscopique du canal carpien |
par le
Docteur Marouane
BOULOUEDNINE
Le syndrome
du canal carpien est le plus fréquent des syndromes canalaires
au membre supérieur.
Il est dû à la compression du nerf médian
dans le conduit ostéo-fibreux que constitue le canal carpien.
Anatomie
Le canal carpien est un conduit inextensible, situé à
la partie proximale de la région palmaire du poignet.
Son plancher est formé par une gouttière osseuse
constituée par le squelette du carpe. Cette gouttière
est fermée à sa partie superficielle par un toit
fibreux, le ligament annulaire antérieur du carpe (L.A.A.C).
A l'intérieur de ce conduit cheminent neuf tendons fléchisseurs
des doigts et le nerf médian.

Figure 1: anatomie du canal carpien en coupe transversale
A ce niveau,
le nerf médian a une fonction mixte, sensitive et motrice.
Il assure la sensibilité de la moitié radiale de
la paume de la main, de la face palmaire du pouce, de l'index,
du majeur et de la moitié radiale de l'annulaire. Il assure
aussi la sensibilité de la face dorsale des deuxièmes
et troisièmes phalanges de l'index, du majeur, et de la
moitié radiale de l'annulaire. Le médian est responsable
de l'innervation motrice des muscles thénariens externes
(court abducteur, opposant et faisceau superficiel du court fléchisseur
du pouce), permettant les mouvements d'opposition du pouce.
Figure
2 : sensibilité des 3 premiers doigts et de la moitié
du 4e
Physiopathologie
Le syndrome du canal carpien traduit les effets sur le nerf médian
d'une augmentation de la pression à l'intérieur
du canal carpien.
Cette élévation
de pression est due à une inadéquation entre le
volume du contenant et celui du contenu.
Dans la plupart des cas, la cause est une augmentation du volume
du contenu intracanalaire. Ainsi, dans la forme la plus fréquente
dite " idiopathique " on incrimine des phénomènes
de stase veineuse et une ténosynovite non spécifique
retrouvée chez la femme autour de l'age de la ménopause.
D'autres étiologies sont plus rarement retrouvées
:
- insertion basse des corps musculaires des fléchisseurs
des doigts,
- synovite de la polyarthrite rhumatoïde,
- tumeurs intracanalaires (kystes synoviaux, angiomes, tumeurs
nerveuses)
- infiltration tissulaire d'origine endocrinienne ou métabolique
: (hypothyroidie, diabète, insuffisant rénal dialysé,
grossesse).
Dans d'autres cas plus rares, c'est une modification du contenant
ostéo-fibreux qui réduit le volume du canal carpien
et entraîne une augmentation de la pression intracanalaire.
C'est le cas des formes secondaires à une fracture ou
une luxation du poignet.
Conséquence
de la compression :
Le nerf médian réagit à cette compression
par une altération de ses fonctions sensitives voire motrices
si la compression est sévère ou prolongée.
Au maximum, les lésions du nerf peuvent être définitives,
ne régressant pas malgré la décompression
du nerf.
Diagnostic
Les symptômes habituels sont des paresthésies à
type de fourmillements ou de picotements dans le territoire sensitif
du nerf médian. Les signes peuvent cependant n'intéresser
qu'une partie de ce territoire, ou au contraire le dépasser
pour toucher le cinquième doigt ou la face antérieure
de l'avant-bras. Les symptômes sont souvent bilatéraux,
fréquemment majorés par l'effort et présentent
surtout une recrudescence nocturne, réveillant le patient
plusieurs fois dans la nuit.
A un stade plus
avancé apparaît une sensation de maladresse de la
main, voire une faiblesse des prises.
L'examen clinique recherche l'apparition des paresthésies
provoquées par des manuvres de flexion (test de
Phalen) ou de compression prolongée du poignet.
Il pourra, dans certains cas, noter l'existence d'une hypertrophie
de la gaine synoviale des fléchisseurs. L'étude
de la discrimination sensitive recherche une hypoesthésie
pulpaire, témoin d'une compression sévère
au test de Dellon.
Figure
3 : recherche de trouble de la sensibilité discriminative
(test de Dellon)
L'examen doit
apprécier l'existence d'une éventuelle atrophie
des muscles thénariens.
Enfin, on pratiquera
un examen complet du membre à la recherche d'un autre
site de compression du nerf médian ( double Crusch syndrome),
ou de la compression associée d'un autre tronc nerveux
(par ex : nerf cubital au coude).
Les examens complémentaires sont indiqués en fonction
du contexte clinique. Des antécédents de traumatisme
ou de pathologie ostéo-articulaire feront proposer un
bilan radiographique comportant des clichés du poignet
de face et de profil et une incidence du canal carpien. En fonction
de ses résultats, ce bilan pourra être complété
par un scanner du poignet.
L'électromyogramme (EMG), avec étude des vitesses
de conduction nerveuse a une importance fondamentale et doit,
à notre avis, être systématique. En effet,
même si le diagnostic peut dans la plupart des cas être
posé dès l'interrogatoire et l'examen clinique,
seul l'EMG permet de quantifier le degré de compression
nerveuse, son retentissement sur les muscles thénariens
externes et de guider les indications thérapeutiques.
Son intérêt médico-légal en fait un
test indispensable avant la chirurgie.
Traitement
Le traitement du syndrome du canal carpien peut être médical
ou chirurgical.
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Le
traitement médical
Il vise à diminuer l'inflammation du contenu du canal
carpien, soit par traitement anti-inflammatoire non stéroïdien
par voie générale, soit par des infiltrations de
corticoïde. Leur efficacité est améliorée
par l'association au port d'orthèses nocturnes. 3 infiltrations
semblent un maximum à ne pas dépasser pour éviter
l'atrophie et la fragilisation des tendons autour du nerf.
Le traitement chirurgical
Ses indications sont larges : il doit être proposé
en première intention dans les formes sévères.
Dans les formes modérées, il est indiqué
en cas de résistance au traitement médical, ou
de refus de celui-ci par le patient.
L'intervention se déroule sous anesthésie loco-régionale, en chirurgie ambulatoire.
L'efficacité en est immédiate sur les douleurs
et les paresthésies. La récupération
d'éventuels déficits sensitifs ou moteurs peut
demander quelques semaines (en cas de compression majeures des
séquelles définitives sont possibles). La
durée habituelle d'arrêt de travail est de deux
à trois semaines.
Deux techniques chirurgicales sont employées aujourd'hui
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La technique classique
à ciel ouvert consiste à ouvrir le ligament annulaire
antérieur par une incision située dans la paume
de la main. Très rarement et en fonction de l'étiologie,
le chirurgien peut être amené à faire des
gestes complémentaires (osseux ou synovial). Les suites
opératoires sont marquées par des douleurs sur
la cicatrice, des douleurs palmaires à la torsion et une
baisse de la force. Ces signes peuvent persister 3 à 6
mois. L'utilisation de la main opérée est difficile
pendant les 2 à 3 premières semaines. Un arrêt
de travail est généralement prescrit pour une période
allant de 4 à 8 semaines en fonction de l'activité.
La technique endoscopique
à une voie d'abord, plus récente (1990, Dr AGEE).
Elle permet
de pratiquer l'ouverture du ligament annulaire antérieur
par une courte incision (1 cm) dans le pli de flexion du poignet.
Elle a ma préférence.
L'absence de
cicatrice palmaire permet au patient d'utiliser sa main dès
le lendemain de l'intervention.
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Technique
endoscopique:
Après repérage du petit palmaire et du paquet vasculaire
cubital, la voie d'abord pour l'introduction de l'endoscope est
effectuée par une petite incision cutanée transversale
dans le pli de flexion proximal du poignet, juste en dedans du
petit palmaire, s'étendant transversalement sur un centimètre.
Figure
4: repérage cutané de l'incision
L'aponévrose
antebrachiale est incisée dans le même sens et une
rugine mousse est introduite prudemment dans le canal sous le
ligament annulaire en restant bien à son contact pour
préparer le trajet de l'endoscope.
Les dilatateurs mousses préparent le trajet de l'endoscope
qui est introduit sans effort dans le canal dans l'axe du 4e
doigt, en mettant le poignet en légère dorsiflexion.
Le passage est parfois un peu " difficile. L'endoscope est
relié à une caméra et à une source
de lumière froide.
Figure
5: matériel en place

Le ligament
annulaire antérieur du carpe formant le plafond du canal
carpien est en général parfaitement visible avec
ses fibres s'étendant transversalement, bien que parfois
recouvert de synoviale. Son bord distal est repéré.
On apprécie le contenu du canal, en particulier la synoviale,
le nerf médian qui est refoulé en dehors par la
gaine de l'endoscope, les tendons fléchisseurs et parfois
l'arcade palmaire superficielle.
Figure
6: visualisation parfaite de la face profonde du ligament
Une éventuelle anomalie anatomique est recherchée,
et on élimine par mobilisation des doigts toute interposition
vasculaire, nerveuse ou tendineuse entre l'endoscope et le ligament.
Une fois le ligament parfaitement visualisé, on peut amorcer
sa section rétrograde en actionnant l'appareil comme un
pistolet qui permet de faire sortir une lame tranchante au bout.
Figure
7: section rétrograde du ligament sous contrôle
de la vue ( on visualise le nerf médian à gauche)
On vérifie de visu que la section a été
complète en s'assurant que rien ne tende entre les deux
berges du L.A.A.
Après retrait du scope, une éventuelle hémostase
par compression est effectuée.
La fermeture cutanée est faite par un surjet. Un pansement
légèrement compressif est mis en place sans aucune
immobilisation.
Figure
8: pansement simple et mobilisation immédiate
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Evolution
habituelle après la chirurgie Le patient est revu
le lendemain; un simple petit pansement collant est mis en place
; on l'encourage à mobiliser ses doigts immédiatement
sans forcer pendant 3 semaines.
Il n'y pas de
pansement à faire ni de rééducation à
envisager.
Il est normal d'avoir un peu mal la première journée
après l'intervention. Ces douleurs disparaissent
en prenant un antalgique banal .
La douleur de l'intervention disparaît en 1 à 2
jours.
En cas de travail manuel, un arrêt de travail de 2 à
3 semaines est habituel.
La région palmaire, la base du pouce et du 5e doigt restent
sensibles à la pression pendant 1 à 2 mois. La force et la sensibilité complète
reviennent en fonction de leur degré d'altération
pré-opératoire.
CONCLUSION
Le syndrome du canal carpien est une pathologie très fréquente.
Il concerne le plus souvent une femme de la cinquantaine ayant
des " fourmis " nocturnes dans les trois premiers doigts.
L'électromyogramme confirme le diagnostic et indique sa
gravité.
La chirurgie a évolué ces dernières années
vers l'endoscopie qui permet, à résultat équivalent,
des suites plus simples que la technique classique à ciel
ouvert.
L'avantage majeur de cette technique endoscopique est la récupération
plus rapide de la fonction de la main.
Elle nécessite
en revanche une formation spécifique et une bonne expérience
du chirurgien.
Docteur Marouane
BOULOUEDNINE
Centre de la main et du membre supérieur
Clinique Belvédère
28 Blvd Tzaréwitch, O6000 Nice
boulouednine@hotmail.com |
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En savoir plus sur l'anatomie de la main:
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